Pâturage des couverts végétaux par des moutons

Bilan de l'action mise en place par le Service des Eaux du Niortais

Il est des projets qui naissent au hasard des rencontres. Celui-ci en fait partie…

Réunis fin avril pour un échange de pratiques, les animateurs Re-Sources des Deux-Sèvres ont profité d’être dans les locaux du Service des Eaux du Niortais à Epannes pour rendre visite à Xavier BROQUERT, éleveur jurassien ayant transhumé ses 750 brebis pour l’hiver 2025-2026 (de décembre à avril).

Xavier a 52 ans et est éleveur ovin, installé dans le Jura, sur 140 ha « composé par le reste de ce que d’autres éleveurs ne voulaient pas ». Sur cette zone de production de Comté, la concurrence foncière est rude. Ces surfaces ne lui permettant pas de constituer des stocks hivernaux suffisants, il a l’habitude de transhumer ses animaux dans l’Yonne ou encore en Bourgogne, tous les hivers.

C’était sans compter l’été, durant lequel il rencontre un agriculteur deux sévrien : l’un recherche des surfaces fourragères à pâturer en hiver et l’autre produit des couverts végétaux qui pourraient nourrir des animaux. Ensemble, il évoquent un partenariat possible. Ensuite, c’est dans les mains du Service des Eaux du Niortais que le projet prend vie. Celui-ci a coordonné l’action en recherchant des surfaces complémentaires à pâturer et a encadré le montage financier de l’action (dont la prise en charge du transport des animaux, aller et retour). Au final, c’est une dizaine d’agriculteurs qui a mis à disposition des parcelles de repousses, couverts et de luzerne sur les communes de la Rochénard et de Val-du-Mignon.

Alors que les brebis s’apprêtent à retourner dans le Jura, un premier bilan est dressé :

  • Bilan positif pour l’éleveur, qui a bénéficié de fourrages en quantité et en qualité pour l’élevage et l’engraissement de ses animaux, malgré des observations plus nuancées sur comportement des brebis sur la période d’agnelage ;
  • Bilan positif des agriculteurs ayant mis leurs parcelles à disposition. Bien au-delà des bénéfices agronomiques, c’est l’aventure humaine de l’ensemble du projet qui est rappelée ;
  • Bilan positif pour la collectivité de l’eau : l’action souligne l’intérêt des couverts végétaux dans un esprit de complémentarité des systèmes de production. Le + pour Re-Sources ? Des portes se sont ouvertes dans des fermes jusque là jamais abordées au travers d'actions volontaires "habituelles".

Si la réplicabilité du projet n’est pas forcément recherchée, c’est bien sa source d’inspiration qui fait sens pour les animateurs Re-Sources. A l’image de cet exemple : ouvrir le champ des possibles dans un objectif commun de préservation de l’eau.

Couverture médiatique :

 

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